Les effets secondaires de la troisième dose ont pris sept heures et plus pour se manifester.
Tremblements pendant 90 minutes, très beaucoup moins intenses que la veille, un 5 ou 6 sur Richter.
Mais des rougeurs sont apparues, pour couvrir presque tout le corps de plaques. Heureusement, pas de démangeaisons.
Et mes reins sont allés faire la sieste presque tout l'après-midi, ils ont repris du service vers le début de soirée.
En même temps, la médecin chef est passée, et devant les rougeurs devenues spectaculaires, à décidé de reporter la quatrième dose à ce matin.
Nuit agitée, beaucoup d'insomnies.
Après beaucoup de palabres entre médecins, je reçois la quatrième dose ce matin, vers 7h30.
Une ou deux heures plus tard, chute de pression, jusqu'à 68/34. Nouveau médicament, norepinephrine pour les intimes. Les reins sont de nouveau en dormance.
Les dermatologues viennent faire un petit tour, puis allergologue et intensiviste de service. Biopsie d'un plaque de rougeur sur la cuisse. Ça devient presque un cirque. Dont je suis le clown.
Les soins intensifs, quand on n'est pas très malade, c'est vraiment nul. J'ai quatre fils, câbles, tuyaux différents et je peut pas m'éloigner de plus de quelques pieds du lit. Presque tout est hors de ma portée. Un clown enchaîné.
Il est 16h, aucun tremblement notable, les reins toujours au ralenti, je gonfle de partout en raison de la rétention,
J'ai le feeling que l'équipe médicale devient très frileuse à l'idée de continuer les doses d'interleukine.
J'en ai déjà eu quatre, faudrait pas qu'une de plus fasse plus de dommage que de bien.
Finalement, la cinquième dose est reportée à demain matin,
Et la bonne nouvelle dans tout ça, le melanomaniac bat visiblement en retraite.
Mais que se passe-t-il?
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