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Nouvelles, états d'âme et petits riens

Comme on est paresseux et que le copier-coller, ça devient fatiguant à la longue, on a pensé partager ici les dernières nouvelles et tout ce qui nous passe par la tête. Nous ne mettons aucune information de contact, et les commentaires sont désactivés. Nos amis savent comment nous rejoindre!! PS Chaque message comporte une étiquette, on peut donc les consulter par ces thèmes. Voir le petit menu en haut à gauche du blog.

L’attente et l’insomnie

L’attente continue. Pas de nouvelles du lifileucel — très bonne nouvelle.

Mon agenda commence à se garnir des examens pré-infusion. Le 27 mars pour le premier. La semaine prochaine, des suivis opératoires. Ma cicatrice me donne de méchantes pointes de douleur depuis quelques jours. J’imagine que ce sont les broches qui se manifestent.

L’insomnie terminale et variantes

L’insomnie. Une trop vieille amie. Le genre collante, qui ne comprend rien au langage corporel…

J’ai longtemps eu des troubles du sommeil. Plus de vingt ans, sans arrêt. C’est la trazodone qui en est venue à bout. Ça fait plus de dix ans, probablement quinze, que j’en prends. J’en suis maintenant à un quart de comprimé par nuit, soit en moyenne 12,5 mg. Mais mes quarts de comprimés sont bien inégaux…

J’ai quand même quelques catégories d’insomnie.

Celles, évidemment, causées par le stress. Quand le hamster s’emballe et ne veut plus s’arrêter. Tout le monde connaît. Rien à ajouter.

Une que je n’ai pas vue depuis longtemps : l’insomnie terminale. Comme son nom l’indique, elle arrive en fin de nuit. Typique en cas de burn-out et de dépression associée. Je suis passé par là. Trois fois, mon père.

Et celle que j’ai eue la nuit dernière, je ne sais pas quel nom lui donner.

Une de ses caractéristiques est que je finis par m’endormir — généralement à l’aurore. L’autre trait? C’est quand je n’arrive pas à trouver un sujet sur lequel me concentrer.

Un bon trois heures à tourner dans le lit.

Cinéma nocturne

On fait tous (je crois) son cinéma avant de s’endormir : on se rejoue le film qu’on vient de voir, avec bibi dans le rôle principal. Ou le prochain combat dans le jeu préféré, avec la nouvelle stratégie — ou le nouveau héros — qu’on est en train de mettre au point.

Quand j’étais célibataire ou en processus de séparation, je me voyais tomber en amour avec une femme tellement belle (et pas contrôlante en plus). Mais comme je l’ai rencontrée dans la vraie vie, je n’y rêve plus.

On est le super-héros qui sauve l’enfant de l’immeuble en flammes. Ou bien le monde d’une invasion de zombies, d’extra-terrestres ou de tomates carnivores. On peut-tu s’en imaginer, des niaiseries!!

Mais il faut que je pense à quelque chose pour dormir. Si je ne pense à absolument rien, j'ai les yeux grand ouverts, c'est comme ça. Et il faut que ça m'intéresse.

Parfois — et ça a été le cas dernièrement — je me voyais faire quelque chose que j’aime : par exemple rédiger un billet pour ce blog.

Mais cette nuit, zilch. Zéro inspiration. Je ne voyais absolument rien de passionnant à raconter. C’est la faute à l’attente : il ne se passe pas grand-chose.

Et puis, et puis… je me suis dit que je devrais écrire sur les insomnies, puisque c’est ça que je vivais. C’est d’ailleurs cette nuit que j’ai commencé à écrire ce billet. Dans ma tête.

Et c’est tout naturellement en pensant à ça que je me suis finalement rendormi.


Fragments de trazodone en quête d’onirisme.

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L'au revoir

Voir le dernier réveil et donner le dernier repas Accompagner vers le dernier lit avec la souffrance et l’inquiétude dans les yeux Voir le sédatif commencer à faire effet, la détente, et presque le comfort s’installer Passer un moment à toucher, caresser avec une infinie tendresse Le temps s’arrête, respectueux Et puis, le dernier moment, le relachement total La douleur du départ, la certitude qu’il n’y avait pas d’autre voie Se demander ce qu’il y a après Au revoir, Féo, notre petite chatte qui aurait eu 20 ans en mai (pas facile d’écrire les yeux plein d’eau)

Maudit soleil, c'est...

L'histoire de Michel, d'Andrée et du mélanome. C'est le maudit soleil qui a fait poussé le mélanome. Le vélo en grande quantité à l'adolescence, les cuisses à l'air, c'est dangeureux! Le mélanome a été découvert en 2019, enlevé en 2020, est revenu en 2023. Plusieurs opération plus tard, et une double immunothérapie qui n'a eu que des effets très limités, l'heure est aux mesures drastiques : une participation à un protocole de recherche expérimental, nécessitant plus de deux semaines d'hospitalisation fin mars ou début avril... On a signé le consentement hier. Histoire à suivre...