D’où la patience. Même le jeu de mots est éculé.
Ceci dit, la patience existe en plusieurs saveurs.
Par exemple, la semaine dernière, un rendez-vous avec la
chirurgienne qui a enlevé la tumeur.
Une heure et demie de
retard.
Mais des excuses sincères — ça fait du bien.
Le lendemain, rendez-vous avec le chirurgien qui a
reconstruit.
Une heure et quart de retard. Mais business as
usual.
La consultation elle-même a duré une bonne minute.
Patience et stoïcité, lors du même rendez-vous : on m’enlève
les broches et les points de suture.
C’est long quand chaque
broche est un poignard.
D’habitude, je les compte au fur et à
mesure.
Cette fois, au bout de trois, j’avais le cerveau
embrouillé.
Je me sentais comme un orc...
Bon, celle-là, je l’explique.
Les orcs, genre Seigneur des
anneaux.
Comment compte un orc ?
Un, deux, trois, beaucoup,
beaucoup, beaucoup...
Désolé.
Et la peau reconstruite est très tendue — elle aussi.
Sensible.
Même la couette, la nuit, est inconfortable sur la cuisse.
Avec
le temps, va... comme dirait l’autre.
Il y a aussi les rendez-vous pour les tests et analyses
pré-infusion.
Et un autre test en allergologie.
C’est
long longtemps.
Comme une longue check-list.
Encore des cases à cocher.
Un
casse-tête interminable.
Déjà six au programme ou annoncés, dont une nouveauté :
l’hématologie.
Voir si j’ai assez de bon sang pour
supporter la chimio.
On attend encore des nouvelles pour la qualité du lifileucel, qui
devrait être prêt ces jours-ci.
Mais c’est toujours un cas
de pas de nouvelles, bonnes nouvelles.
Alors, patience.
L’hospitalisation que j’attends impatiemment ?
21 dodos.
>
Le temps
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